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mar
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letTre ouvertre à Monsieur Bouzard
Non, Monsieur Bouzard, la libetrté d’expression n’excuse pas tout.
Avez-vous pensé, Monsieur Bouzard (si c’est bien là votre vrai nom), aux enfants?
Vous savez, ces petits êtres innocents qui, les yeux illuminés et les doigts plein de confiture, feuilletteront chez leur marchand de journaux, le seul magazine d’umour et de bandessinées encore vivant sur le marché? Avez- vous pensé à leur déception quand, à la place de l’habituel gag de bon aloi d’Arthur de Pins, ils découvriront ceci:
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Non, dans votre infinie arrogance, vous avez choisi de les ignorer, ces petits merdeux, vous avez choisi de les salir de votre « art » décadent. Vous avez choisi de contenter les élites parisiennes undergrounds, « l’avant garde » du neuvième art, les chantres de la modernité! Je vous vois d’ici pérorer dans les ateliers de la capitale, un exemplaire du Fluide Glacial, souillé de votre médiocrité négligemment roulé sous le bras…
- »ah ah, les gars, j’y ai mis une bite dans mon dessin… Gadez! Hu hu hu! Une biiiite »
Et vos coreligionnaires de s’esclaffer bruyamment, vous assurant ainsi de leur entier soutien qui vous vaudra, grâce à la corruption et au népotisme régnant dans le microcosme de la nouvelle bande dessinée, sans nul doute, le prochain Grand Prix d’Angoulême.
Honte sur vous, sur votre « travail », vos gribouillis trop vite torchés. Honte sur la décadence que vous représentez, honte sur la vulgarité inhérente aux artistes médiocres! Honte sur la grossièreté, honte sur la bite!
J’en terminerai, Monsieur Bouzard (si c’est bien là votre vrai nom), en vous assurant que s’ils étaient encore de ce monde, Franquin, Peyo, Jacques Martin, Hergé, et Jacobs vous pisseraient à la raie (avec leurs bites).



